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Test : Roues Scope R3C – Roues Carbone à Pneus

Je préfère en général les versions boyaux des roues carbones, toujours plus légères que les versions à pneus. Toutefois je dois avouer que les roues carbone à pneus se généralisent de plus en plus, les principaux fabricants de roues proposant désormais systématiquement leur haut de gamme au choix à pneus ou à boyaux. Cette généralisation est associée aux jantes plus larges donc plus résistantes aux hautes températures rencontrées lors des longs freinages.   Comme vous le savez, les jantes à pneus sont à crochets, et très fines sur …

Je préfère en général les versions boyaux des roues carbones, toujours plus légères que les versions à pneus. Toutefois je dois avouer que les roues carbone à pneus se généralisent de plus en plus, les principaux fabricants de roues proposant désormais systématiquement leur haut de gamme au choix à pneus ou à boyaux. Cette généralisation est associée aux jantes plus larges donc plus résistantes aux hautes températures rencontrées lors des longs freinages.
 
Comme vous le savez, les jantes à pneus sont à crochets, et très fines sur la bande de freinage. Or depuis l’utilisation de jantes de 24mm de largeur extérieure (ou plus encore comme chez Zipp avec 26mm !), de nouvelles couches de carbone sont appliquées et permettent de pallier la surchauffe et donc d’éliminer le risque de casse à ce niveau comme sur les anciennes générations de jantes carbone à pneus. C’est donc grâce à mon partenaire Cycletyres.com que j’ai eu l’occasion d’avoir cette paire de roue durant quelques jours et vous la présenter dans un premier temps et ensuite de vous donner mes impressions.
 
 
Qui sont Scope et d’où sortent-ils ?
 

 
 
L’entreprise a été créée en 2014 par deux frères néerlandais qui après leur carrière professionnelle se sont insurgés du prix du matériel de vélo et notamment des roues. Ils se sont ainsi lancés dans la production de roues et de ce qu’ils auraient aimé avoir à disposition durant leur carrière. Tous les produits Scope Cycling sont développés via leur propre département de recherche & développement (R&D) interne. Ils ont ainsi des procédures d’essais et de tests spécifiques. Tout comme leur conception tournée vers l’innovation. Actuellement seulement 3 paires de roues sont proposées avec des noms qui sont directement liés à leurs profils :
 
• R3C : Roue carbone de 35mm de profil et C pour clincher (pneu en français)
• R4C : Roue carbone de 45mm de profil et C pour clincher (pneu en français)
• R5C : Roue carbone de 55mm de profil et C pour clincher (pneu en français)
 
Chez Scope, ils ne font pas beaucoup de variantes, tout simplement ce qui fonctionne bien va sur chaque roue ! C’est donc les mêmes moyeux qui équipent les 3 paires ! Les roues sont équipées de roulements annulaires de qualité industrielle, et des roulements céramiques de chez CeramicSpeed sont disponibles en option. Un rayonnage radial de 18 rayons à l’avant et 21 à l’arrière avec du radial côté opposé et croisé à 2 côté roue libre (Rayons Sapim CX-Rays, des valeurs sûres).
 
 

 
 
Ce rayonnage permet d’obtenir la même tension de rayon de chaque côté de la roue arrière. Ainsi la roue sera mieux équilibrée et plus réactive. Nous verrons cela lors du test routier. Au premier regard on s’aperçoit que les rayons ne sont pas coudés mais droit comme sur des Bontrager (dont j’ai trouvé la ressemblance troublante…) ou des Fulcrum par exemple.
 
En se penchant un peu plus, on se rend compte que la bande de freinage est retravaillée et traitée pour une meilleure efficacité. De plus Scope fournit les patins de freins pour ses roues. Ainsi plus d’excuses quand vous me dites « qu’une jante carbone ne freine pas sous la pluie ! », il faut simplement associer la bonne jante avec les bons patins mais aussi effectuer un bon réglage.
 
Dernier point de cette présentation, la double housse de la marque est assez large pour accueillir votre paire sans démonter les blocages rapides (pratique pour les gens pressés !). Elle possède une poche à l’intérieur afin de ranger vos patins de freins (aluminium ou autres, chambres à air, pneus etc…) mais aussi si vous avez optez pour démonter les blocages. Les compartiments sont bien séparés et la housse assez rembourrée pour ne pas abimer vos roues lors de différents transports ou voyages.
 
 

 
 
La pesée et observations :
 
Comme précisé précédemment je vais vous parler des R3C, annoncée comme la paire légère de la marque avec un profil destiné aux montées. Annoncée à 1380gr la paire (je trouvais cela assez light pour une paire à pneus d’autant plus que les jantes carbones larges ne sont pas plus « light » que des alu, au contraire…). Mon sentiment sera confirmé, la balance ne ment pas : 644gr (615gr sur catalogue) pour l’avant et 806gr (765gr toujours sur catalogue) pour l’arrière soit la paire à 1450gr ! Une différence de 70gr ! Comme quoi je préfère toujours vérifier les dire des constructeurs…
 
Les jantes sont à conceptions symétriques avec les trous pour les têtes de rayons désaxés afin de pouvoir fournir une plus grande tension de rayon. En parlant de tension, j’ai mesuré les différentes tensions, et conformément à leur conception, la roue arrière offre à quelques Newton près environ 1190N. Soit une roue assez rigide. Sur la roue avant nous sommes dans les 1000N (mesure réalisée avec un tensiomètre Park Tool TM-1). La largeur extérieure est bien de 24mm et de 19mm entre crochets. Le fond de jante maison est le même (encore une coïncidence !?) que ceux des Bontrager et permet le montage de pneus Tubeless.
 
 

 
 
L’essai routier :
 
Ma paire pour ce test est donc la R3C, montée en pneus Hutchinson Atom en 23mm de large. J’ai choisi de les monter sur mon Focus Izalco Max afin de ne me concentrer que sur les roues Scope. Dès les premiers kilomètres, je ressens la fluidité des roulements céramiques. La roue libre assez discrète procure une sonorité sympathique très semblable aux nouvelles Campagnolo. Sur le plat, une certaine inertie se fait ressentir, ce qui confirme le poids. Avec une paire à moins de 1400gr, ce phénomène n’est pas (ou que très peu) perceptible !
 
Un plus pour les néerlandaises mais déjà la première côte se profile. Celle-ci présente un pourcentage oscillant autour des 10%, je l’aborde au train. Rien ne bouge, pas de puissance qui « s’évapore ». Les roues répondent présentes et ne plient pas. La pente deviens plus raide, je relance en danseuse et là une sensation d’avoir crevé ! Mais non, c’est juste la roue avant qui est inerte, aucune nervosité, une âme morte. Je suis sur un assez gros braquet et une fréquence d’oscillations faible. Je mets plus souple et reprends mon coup de pédale de grimpeur (aux alentours de 80tr/min en danseuse et 85-90 tr/min au train). Rien à voir, elles revivent et deviennent très nerveuses. En fait elles réagissent très bien quand on les sollicite à la bonne fréquence.
 
 

 
 
Attention les jours où vous êtes « planté », elles ne vous le pardonneront pas ! Je place quelques démarrages, la roue arrière réagit immédiatement, et ce quelque soit le côté où la pression est exercée. Cela est dû à la tension égale de chaque côté du moyeu. Une agréable surprise, mais le poids les pénalise pour être de vraies grimpeuses… Je bascule et aborde la descente à bloc, celle-ci comporte 2 épingles et une chicane assez serrée. Je freine tard volontairement, le freinage est puissant et progressif.
 
L’accroche des Hutchinson Atom est très bonne, je prends de l’angle dans la seconde épingle jusqu’à sentir la roue arrière qui commence à décrocher. Gonflé à 7 bars à l’avant et 7.2 bars à l’arrière, je dois avouer que des jantes larges tolèrent mieux la prise d’angle que des 21mm. Et ce encore plus si vous les couplez avec des pneus de 25mm de section ! La chicane s’enchaîne sans toucher aux freins, décidemment la gomme des Atom en plus de promettre une faible résistance au roulement est suffisamment tendre pour offrir un excellent grip. Sur les portions d’asphalte dégradé, le rayonnage radial de la roue avant et la tension de la roue arrière rends la paire assez raide, mais ceci est identique pour toutes paires de roues définies comme « roue de course ».
 
 
En conclusion, à moins de 1400€, vous avez une paire de roue très polyvalentes qui saura vous ravir quel que soit le terrain. Attention toutefois à ne les utiliser sur des profils montagneux que les jours où vous êtes en forme autrement celles-ci ne seront pas vos alliées. La fluidité des roulements est un vrai plus. Je pense que cette paire associée à une bonne paire de pneus en 25mm vous offrira encore de meilleures sensations et un peu plus de confort.
 
Le point négatif est le poids un peu excédant pour des roues définies comme « roue de montagne » mais c’est vrai que j’ai l’habitude de rouler sur des roues carbone à boyaux…
 
 
 

LE / LES COMMENTAIRES

  1. Le CRIQUET

    Petite erreur au niveau de la hauteur des jantes dans votre test, les r3c font 35 m/m de haut , les r4c font 45 m/m et enfin les r5c font 55 m/m

    • Le admin

      Bonjour,

      Nous vous remercions pour votre précision, nous venons de corriger l’article.

      Nous restons à votre disposition.

      L’équipe Cycletyres.fr

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