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Retour sur le Roc d’azur 2016 : version féminine.

Pour cette édition 2016, je vais vous faire vivre de l’intérieur la course reine des dames sur le Roc d’Azur, avec le 42 kilomètres élites/espoirs. Même si nous sommes peu nombreuses à participer et à pratiquer le VTT, chaque année nous sommes de plus en plus nombreuses à partager notre passion pour ce sport.   Pour moi cette dernière course de la saison n’est pas un objectif depuis la coupe du monde de Vallnord, j’ai plus ou moins coupé, en roulant seulement pour le plaisir. Je viens donc …

Pour cette édition 2016, je vais vous faire vivre de l’intérieur la course reine des dames sur le Roc d’Azur, avec le 42 kilomètres élites/espoirs. Même si nous sommes peu nombreuses à participer et à pratiquer le VTT, chaque année nous sommes de plus en plus nombreuses à partager notre passion pour ce sport.
 
Pour moi cette dernière course de la saison n’est pas un objectif depuis la coupe du monde de Vallnord, j’ai plus ou moins coupé, en roulant seulement pour le plaisir. Je viens donc ici en toute décontraction pour pouvoir profiter du salon, voir les sponsors et rouler une dernière fois au chaud avant l’hiver.
 
Le circuit que nous allons emprunter est similaire à celui des juniors hommes mais aussi aux tandems qui eux courent le samedi. Nous partons de la base nature de Fréjus direction le massif des Maures en passant par le col du Fournel, puis direction le passage du Car Brûlé. Ensuite nous allons vers le col du Bougnon pour arriver à mi parcourt, là nous emprunterons de nouveaux chemins pour arriver au chemin des Douaniers et enfin rentrer à la base nature. Voilà pour situer le circuit dans sa globalité, je vais revenir plus en détails dessus par la suite.
 

 
Samedi matin réveil assez matinal pour partir reconnaitre une partie du circuit du lendemain avant le départ des tandems. Je voulais notamment voir la nouvelle partie après le col du Bougnon, je pars donc par le col du Fournel puis remonte par la route pour récupérer la partie qui m’intéresse. Ce petit tour de 2 heures me permet aussi de valider mes différents choix de matériel : j’utiliserai sur cette course un pneu Mitas Scylla à l’avant gonflé à 1,3 bars et un pneu Mitas Zefyros gonflé à 1,4 bars à l’arrière. Ceux-ci sont montés sur des roues Duke Lucky Jack avec moyeu Hope Pro 4. Pour le reste du vélo je reste comme d’habitude sur mon Cube semi rigide.
 
Avec un départ à 8 heures autant dire que le réveil a sonné très tôt vers 5 heures 30, pas de grasse matinée. Mais cela en vaut bien la peine même si nous ne sommes pas beaucoup sur la ligne de départ, 144 concurrentes, comparé aux hommes qui nous suivent quelques heures après, 5000 concurrents. Cela reste la course typée cross-country qui rassemble le plus de féminines.
 
Nous nous élançons donc de la base nature avec le soleil qui commence tout juste à apparaitre au loin. Les 9 premiers kilomètres jusqu’au pied du col du Fournel se font rapidement mais tout le monde reste groupé, sur un terrain plat et très roulant entre piste cycle et chemin large, par contre il faut rester vigilante, une crevaison est vite arrivée. Sabrina Enaux, une des prétendantes à la victoire, en fera les frais.
 
Les choses sérieuses débutent avec la première ascension de la journée, celle du Fournel. Je suis bien placée et nous partons déjà un petit groupe de 7/8. La montée n’est pas très large mais le terrain est roulant malgré les forts pourcentages par endroit. La descente elle est beaucoup plus engagée, mieux vaut l’avoir reconnue si l’on ne veut pas perdre de temps. Rien de dangereux mais beaucoup de dalles de pierres et d’ornières. Pas de soucis pour moi avec la reconnaissance de la veille ça passe sans soucis et je suis 3ième dans les roues des premières.
 
Nous attaquons le massif des Maures, nous restons principalement sur des pistes larges type « DFCI », ça roule fort devant, rester prudente est le maître mot. En effet nous ne sommes qu’au début de course il faut donc gérer son effort. De plus l’organisation a effectué quelques changements par rapport à l’an dernier avec de nouveaux singles, assez techniques pour faire poser le pied à terre à la championne du monde qui mène la course. Les groupes commencent vraiment à se former avec ces changements de rythme, nous partons à 4, Annika Langvad (championne du monde en titre), Margot Moschetti et Hélène Marcouyre.
 
La championne du monde finira par nous lâcher, et nous allons commencer le jeu du chat et de la souris, en effet nous la voyons régulièrement non loin de nous, puis elle nous distance de nouveau. Je décide donc de passer devant en descente afin d’essayer de distancer Margot et Hélène mais je me fais piéger à mon propre jeu, j’ai oublié d’être prudente sur ce type de terrain et tombe bêtement. Le terrain est spécialement fuyant cette année dû à la sécheresse de cet été. Mais je continue ma stratégie et attaque de nouveau dans la descente avant le col du Bougnon.
 
En haut du col du Bougnon, qui est très roulant, Annika est à 20 secondes devant moi et les deux autres 20 secondes derrière. Je regarde mon GPS qui me dis que je suis à mi-distance mais surtout que j’ai fait le plus gros du dénivelé du jour, 940 mètres en tout. Connaissant le nouveau tracé, plus technique qu’avant et avec beaucoup de singles avec vue sur mer, – merci la reconnaissance car en course pas le temps de voir ça ! – je sais que je peux définitivement distancer mes deux poursuivantes sur cette nouvelle portion qui arrive où montées raides et descentes cassantes et fuyantes se succèdent. Pour ce qui est de rattraper Annika ce n’est pas pareil bien que je continue à l’apercevoir de temps en temps notamment lors des quelques portages.
 
Finalement je vais finir par la reprendre juste avant de rentrer sur le chemin des douaniers. Je connais par cœur la fin jusqu’à la ligne d’arrivée, et cela se résume à beaucoup de plat roulant, ce qui n’est pas pour m’avantager. Je vais donc tenter de la lâcher sur la dernière portion technique de la journée en rentrant en tête sur le chemin des douaniers, cet endroit se fait à basse allure. En effet c’est un chemin très étroit où il est impossible de doubler, il est tellement peu large que nous avons vite fait de toucher le mur qui le borde avec notre guidon, sinon c’est une succession de marches à monter et descendre.
 
Dernier passage très connu du Roc d’azur : la plage de la Galiote, qui a elle seule résume bien ce qu’est le Roc d’Azur, VTT/ambiance/détente. A la sortie du pont flottant qui nous remonte sur la piste cyclable j’ai 20 mètres d’avance mais cela ne suffit pas. Sur la piste cyclable elle reprend vite ma roue et ne veut pas me passer de relais, de mon côté je sais que Margot et Hélène ne sont pas non plus très loin de nous. Je ne vais donc pas jouer longtemps avec Annika. Je prendre la décision de rouler même si je sais pertinemment que je l’emmène sur un plateau vers la victoire. Un petit tour dans les chemins de la base nature eux aussi très roulants et fuyants. Nous voilà rendues dans le champ d’arrivée, ce qui devait arriver arriva, elle va accélérer, je ne peux répondre et je vais finir deuxième de ce Roc à 7 secondes. Mais aucuns regrets de ma part, finir deuxième derrière la championne du monde et gagner en espoir me comble amplement pour cette fin de saison.
 
Toujours le même plaisir de rouler sur ces magnifiques chemins, à la fois techniques par endroit comme la descente du Fournel ou bien roulants comme le mythique col du Bougnon. Surtout quand on est devant et que les spectateurs nous encouragent. Bravo aux 144 participantes qui ont fini ce Roc d’azur version dame.
 
A l’année prochaine.
 

 
 

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