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Retour sur la Coupe du Monde de Course d’orientation à VTT de Odemira, Portugal

Pour commencer, et parce que j’imagine que pour la plupart d’entre vous, la course d’orientation à VTT (ou VTT’O pour abréger) est une discipline obscure voire complètement inconnue au bataillon, je vais vous présenter rapidement ce sport que je pratique.     Le VTT’O késako ?   Comme la course d’orientation pédestre, le VTT’O consiste à relier le plus rapidement possible un certain nombre de points de passage : les balises. Cela doit se faire dans un ordre imposé, en choisissant et en réalisant son itinéraire en autonomie, …

Pour commencer, et parce que j’imagine que pour la plupart d’entre vous, la course d’orientation à VTT (ou VTT’O pour abréger) est une discipline obscure voire complètement inconnue au bataillon, je vais vous présenter rapidement ce sport que je pratique.
 
 
Le VTT’O késako ?
 
Comme la course d’orientation pédestre, le VTT’O consiste à relier le plus rapidement possible un certain nombre de points de passage : les balises. Cela doit se faire dans un ordre imposé, en choisissant et en réalisant son itinéraire en autonomie, et à l’aide d’une carte.
 
Ce sport est régi en France par la FFCO (Fédération Française de Course d’Orientation) et les cartes utilisées possèdent une légende bien spécifique (la norme IOF). Celle-ci permet de retranscrire la largeur des chemins et la cyclabilité, c’est-à-dire le fait que le cycliste puisse rouler vite ou non dessus. Pour lire la carte tout en roulant, le VTT’orienteur utilise un porte carte qu’il fixe sur son guidon (comme sur la photo).
 
Plusieurs formats de course existent : sprint, moyenne distance, longue distance, relais… et les coureurs partent un par un, séparés d’une minute ou plus, un peu comme en contre la montre.
Ce sport est également pratiqué à haut-niveau et possède ses championnats de France, d’Europe et du Monde ainsi qu’un circuit annuel de Coupe du Monde.
 


 

 

Et justement, étant en équipe de France, j’ai participé du 20 au 23 septembre à la finale de la Coupe du Monde 2018 qui avait lieu à Odemira au Portugal. Cet événement clôturait la saison internationale et constituait donc la dernière occasion de marquer des points pour le classement mondial 2018. Trois courses étaient au programme : une moyenne distance le vendredi, une longue distance le samedi et un sprint le dimanche.
 
Pour ma part, étant dans ma première année en catégorie senior, l’objectif en venant faire ces courses était surtout d’emmagasiner de l’expérience en vue des saisons prochaines. Mais j’avais quand même dans l’idée de sortir mon épingle du jeu, et d’aller chercher des belles places, mon meilleur résultat cette saison étant une 14ème place en championnat d’Europe.
 
 
Bem-vindo a Portugal !
 
En arrivant au centre de course la veille de la première épreuve, nous avons immédiatement été frappés par la chaleur et le paysage : c’est incroyablement sec, sableux, les arbres sont rabougris et la végétation semble assez rugueuse. On voit aussi sur le bord de la route de belles petites collines assez raides qui prédisent des courses engagées physiquement. Néanmoins, tout cela est très joli, les portugais sont accueillants et le fait de retrouver les équipes étrangères à la cérémonie d’ouverture nous met tout de suite dans le bain. Mais pas le temps de discuter ou de faire du tourisme, demain c’est jour de course !
 
 
Moyenne distance – 19,1km, 445m d+, 20 balises :
 
Le format moyenne distance dure généralement une heure pour les meilleurs et est assez technique en orientation. Le terrain qui nous était proposé ce jour là s’y prêtait bien : un bon réseau de chemins, quelques vallons abruptes permettant de proposer des choix d’itinéraires intéressants, le tout dans un mélange de forêt d’eucalyptus et de zones découvertes.
 
Au départ, je suis serein, il fait chaud mais ça me plaît et j’ai envie de bien faire et de tout donner pour décrocher une belle place.
 
Les premières balises s’enchaînent bien, je suis fluide, mes choix d’itinéraires sont bons, les chemins sont parfois très ensablés ou sales mais j’ai les jambes et ça envoie ! En allant à la balise 9, je fais un mauvais choix : je sors d’un vallon par une belle côte pour redescendre dans le même vallon un peu plus loin, ce sont quelques dizaines de secondes de perdues. En fin de course, je reviens sur un espagnol et le dépasse, ça fait plaisir mais les effets de la chaleur se font déjà sentir, les côtes passent moins facilement et les jambes sont dures quand il faut relancer sur le plat. Je m’arrache jusqu’à l’arrivée et je finis en 1h08, plutôt satisfait de ma course, j’ai été propre en orientation et rapide sur le vélo, le résultat devrait suivre. Mais tout le monde aura été rapide et certains auront été meilleurs sur les choix d’itinéraires, je finis 19ème, 6min derrière le premier. Place à la récupération !
 
 
Longue distance – 37,3km, 1030m d+, 18 balises :
 
La longue distance est le format le plus dur physiquement, les courses sont censées se gagner en 1h50 et se déroulent en général sur des terrains à fort dénivelé permettant des choix d’itinéraires importants. La distance, le dénivelé et les conditions de chaleur (entre 35 et 40°C prévus pour la course) nous annonçaient une course éprouvante et ça n’aura pas loupé. 12 coureurs sur les 44 partants n’ont en effet pas fini le parcours, sur problème mécanique, défaillance physique mais aussi pour certains par choix, dans le but de se préserver pour la course du lendemain.
 
Pour ma part, la course commence plutôt mal : sur les 2 premières balises je ne choisis pas les bons itinéraires et un co-équipier français, Thibaud Guelennoc, parti 6min après moi me rattrape à la 2… Je continue à faire des erreurs et je le perds de vue, le moral n’est pas très bon. Mais je me ressaisis et après plusieurs bon choix d’itinéraires, je reviens sur Thibaud et nous faisons quelques balises ensemble avant que je ne le lâche dans une grande montée ensablée. Sur la fin de course, je suis vraiment bien, je m’oriente facilement et je m’arrache dans les côtes, je réussi à reprendre pas mal de temps. Au final et au bout de 2h22 de course, je parviens comme la veille à décrocher une 19ème place, à 2min de Thibault et à 23min du vainqueur du jour. Je reste un peu déçu de mon mauvais début de parcours mais il reste une dernière course demain, il faut récupérer des cette rude épreuve et se reconcentrer !
 
 
Sprint – 6,7km, 190d+, 24 balises :
 
Le sprint, c’est la course des purs orienteurs : c’est court, ça roule très vite parce que ça se déroule souvent en parc ou en ville. Pendant les 20min que dure la course, il faut être concentré à 100 % pour pouvoir espérer tirer son épingle du jeu, car la victoire se joue souvent à moins de 10s.
 
Celui qui nous a été proposé pour cette dernière course de l’année répondait parfaitement à ce cahier des charges. Il se tenait dans une petite ville typiquement portugaise, construite sur un flan de vallon escarpé et remplie de petites ruelles tortueuses et d’escaliers. Il fallait donc bien tenir son guidon et réussir à éviter tous les pièges du parcours pour espérer figurer dans le haut du classement.
 
Malheureusement pour moi, à l’issue d’une course moyenne, je me suis rendu compte que j’avais oublié de passer par la balise 3. Et un tel oubli entraîne forcément une disqualification. Pas terrible comme fin de saison… Plus qu’à attendre la prochaine pour se rattraper !


 

Parlons pneus parlons bien !
 

Côté matériel, comme je connaissais déjà les terrains secs, roulant et sableux du Portugal, j’avais fait mon choix de pneumatiques en conséquence. Je me suis tourné vers une paire de pneus en 29 pouces de la marque Mitas (anciennement Rubena) : un Zefyros à l’arrière et un Hyperion à l’avant. Le Zefyros est très peu cranté et permet d’avoir une faible résistance au roulement. De plus, grâce à son gros volume et en le gonflant assez modérément on conserve une bonne motricité même dans les portions sableuses en montée. L’Hyperion est lui plus agressif, avec des crampons latéraux assez gros, qui permettent de bien tenir en virage et de ne pas chasser, même quand on attaque en descente et que le terrain est fuyant. J’ai déjà roulé avec ces pneus assez souvent par le passé et je sais qu’ils me conviennent, et surtout qu’ils sont durables et solides, ce qui me permet de partir serein quand au risque de crevaison. Je les ai montés en tubeless ready avec du liquide préventif Joe’s No-Flats qui selon mon expérience est toujours très fiable lui aussi.
 
Pour les courses les plus longues, comme les moyennes et surtout les longues distances, j’emporte avec moi de quoi réparer au cas où. Une mini-pompe peut suffire, si le pneus a juste perdu en pression et si le trou est bouché, mais je prend aussi généralement une chambre à air et des démonte-pneus, que j’attache derrière ma selle pour ne pas être gêné. J’ajoute à ça un multi-outil doté d’un dérive chaîne et un maillon rapide pour parer à toute éventualité.
 
Enfin, sur ce type de terrains secs et avec du sable ou de la poussière, il est important de soigner sa transmission. Un lubrifiant trop collant ou en trop grosse quantité et la chaîne va se couvrir de grains de sable et s’user prématurément. J’utilise donc un lubrifiant pour condition sèche le moins visqueux possible et je l’essuie soigneusement après application pour laisser la chaîne vraiment propre.
 
Avec tout ça, le vélo tournait à merveille, merci Cycletyres ! Dommage que ça ne soit pas si simple avec le bonhomme, mais j’aurais quand même pris du plaisir sur cette compétition.
 
 
 

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LE / LES COMMENTAIRES

  1. Le Chloé H

    Super article et très intéressant de voir le matos spécifique utilisé! Un vrai pro!

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