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Pacestar du raid des chemins de soleil

  4 jours de course, 1 étape de nuit puis 3 étapes pour relier Gap à Die. Quelques kilomètres pour environ 10000 mètres de dénivelé. Le concept me plait et je me dis d’entrée que courir en binôme avec un jeune autochtone surexcité ça doit être plutôt cool. Le teaser vu sur la toile m’a mis l’eau à la bouche et ma foi, j’ai du pays à voir pour mériter ma clairette !   L’étape de nuit me fout un peu la trouille. J’ai beau faire quelques savants …

 
4 jours de course, 1 étape de nuit puis 3 étapes pour relier Gap à Die. Quelques kilomètres pour environ 10000 mètres de dénivelé. Le concept me plait et je me dis d’entrée que courir en binôme avec un jeune autochtone surexcité ça doit être plutôt cool. Le teaser vu sur la toile m’a mis l’eau à la bouche et ma foi, j’ai du pays à voir pour mériter ma clairette !
 
L’étape de nuit me fout un peu la trouille. J’ai beau faire quelques savants calculs mais à 21h30 la nuit risque fort d’être tombée. Pas vraiment nyctalope, je remets mon sort entre les 2000 lumens d’une K-Lamp achetée à H-3 (le temps de charger la batterie quoi). Paraît que de la première fois on s’en rappelle toute la vie, bah ma première sortie VTT de nuit elle faisait 30km et 1000m de déniv. Oh oui c’est bon ! Résumé d’étape, 2ème place à égalité avec une équipe Belge. (Tiens, d’ailleurs, vous savez pourquoi les Belges ils prennent 2 lampes par personne quand ils roulent de nuit ?? Ben seulement parce qu’ils n’ont pas de K-Lamp.)
 
Etape 2, la capacité pulmonaire ainsi que la puissance de mon illustre acolyte se réduit rapidement à celle d’une souris transgénique n’ayant pas eu droit à sa dose d’AICAR (rien à voir avec Ycare le chanteur qui danse comme s’il n’avait plus de jambes). Il pose le slibard après 1h et se retrouve à terre un peu plus tard, le Ritchey Zmax Shield et le Schwalbe Racing Ralph PaceStar SnakeSkin en l’air. Tachycardie et malaise vagal ! Rater le direct live de sa triste agonie me coutera un blâme. Moi j’ai juste le droit à la photo Sabathièsque dans l’ambulance pour immortaliser le moment. Il est costaud mon collègue, après avoir récolté le 06 de l’infirmière il rentre au bercail dans le Scénic familiale. Ciao l’hôpital de Gap, on ne rentrera pas en conquérant dans l’avenue de la division du Texas mais c’est aussi ça, la loi du sport.
 
Bâchage, arrêt, abandon, appelez ça comme vous voulez. Moi je suis content que le gamin soit de nouveau sur pattes, pour les hôtesses podium on repassera. De toute façon le CAV nous a piqué notre idée, les Dioises sont prévenues et ne se mettront pas en mini-jupe. Laissons se tasser l’affaire.
 
Avant de poursuivre, j’en profite encore pour remercier papa et maman Arnaud. Au cours de ma vie j’ai pas fais de liste des personnes les plus généreuses que j’ai rencontrées mais ces 2 là, ils y seraient à coup sûr. Tiens, à un moment dans la course j’ai même voulu imaginer Alain Arnaud énervé. Bah j’ai réfléchi, réfléchi, réfléchi, j’ai pas réussi.
 

 
Chapitre 3. Celui-ci débute à Aspres-sur-Büech. Une étape un peu plus courte et pas l’envie de faire la fine bouche. Je la croque à pleines dents et je m’isole à l’avant de la course. Les encouragements au mégaphone de mon collègue ressuscité me portent et je prends un malin plaisir à caracoler en tête. Hors classement certes, mais c’est fièrement que je montre ma tenue Addictiv – Cycle Tyres Direct à l’entrée de Lus la croix haute.
 
Le 4ème jour Dieu créa le soleil, la lune et les étoiles. Moi je récupérais mon collègue rebaptisé le troubadour dans la presse locale. Ayant retrouvé son cœur et ses jambes, il place une attaque dans la première ascension. Derrière Diestch et Sahm ne sont pas décidé à nous accorder un bon de sortie. Vincent fait parler sa fraîcheur, moi j’y vois pas beau mais parviens à suivre le guide. Ce statut est capital quand ton meilleur allié gémit lorsque tu sors de la trace GPS. Malheureusement Garmin n’a pas intégré la voix de Sandrine pour te dire de tourner à gauche, à droite ou faire demi-tour dès que possible sur leur model vélo. (Sigma non plus et c’est bien dommage pour nos adversaires qui en feront les frais) Il n’y a décidément pas de petites économies!
 
Avant le col du Royet, Alain nous donne l’écart avec nos poursuivants pour nous tranquilliser. « Ils sont un peu loin ». Ben tiens, ça paraît clair non ? Sors la fougasse et le nut on va casser la croute. Après un peu plus de 5 heures de course il dit « ouahhhhh » le Diois en franchissant la ligne d’arrivée. On gagne l’étape, arrivée triomphale, horde de spectatrices déchaînées, tapis rouge, champagne… .
 
Ah non, on est hors classement mais je reviendrai si le jeune me réengage et on le méritera le bidon floqué du sponsor de l’épreuve et la bouteille de clairette finisher !
 
 

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