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Numéro 77, Polartec – Val Di Fassa Bike Marathon

Les Dolomites sont véritablement une terre de VTT Marathon puisque ces massifs accueillent leur seconde manche Marathonseries UCI de l’été après la célèbre Dolomiti Superbike en juillet. Etrangement, une autre manche Marathon UCI avait lieu le même jour en Suisse. Notre choix s’est porté sur l’Italie, sans réelle logique. Les épreuves marathons sont très populaires auprès des italiens et nous en avons eu la confirmation ce weekend sur la Polartec – ValDiFassaBike.   En tenant compte du déplacement pour la Croatie à l’occasion de la manche qui a …

Les Dolomites sont véritablement une terre de VTT Marathon puisque ces massifs accueillent leur seconde manche Marathonseries UCI de l’été après la célèbre Dolomiti Superbike en juillet. Etrangement, une autre manche Marathon UCI avait lieu le même jour en Suisse. Notre choix s’est porté sur l’Italie, sans réelle logique. Les épreuves marathons sont très populaires auprès des italiens et nous en avons eu la confirmation ce weekend sur la Polartec – ValDiFassaBike.
 
En tenant compte du déplacement pour la Croatie à l’occasion de la manche qui a eu lieu le 29 juillet, c’est donc la 3è fois que le camion du club nous emmène des Pyrénées au Nord de l’Italie. Après 10h de route, c’est le moment de faire une pause afin de rendre plus digeste ce long trajet de 1400 kilomètres. Lors de nos précédents périples, nous avons fait halte dans les magnifiques cités de Piacenza, Brescia et Vérone. Notre préférence se porte ce coup-ci sur la ville de Crémona, témoin de l’empire romain et patrie des violons Stradivarius. Après un peu de repos, nous filons vers Trento puis après avoir passé un petit col, nous arrivons à Moena entre le Trentino et le Sud Tyrol. Les noms d’hôtels, des villes, l’architecture des habitations nous font ressentir l’influence germanique. Pratique répandue des sports de montagne, utilisation à tout va des ressources abondantes telles que le bois, voici l’image (peut-être un peu restrictive) que l’on a des habitants. Après avoir jeté un rapide coup d’œil vers les imposantes pointes rocheuses des Dolomites, nous filons vers le service des inscriptions car nous ne sommes toujours pas engagés à cause d’un souci avec le site internet. C’est fait ! Rémi portera un dossard de mobylette : le 103 et moi le dossard 77 : le numéro fétiche de Rémi.
 
Le Samedi, nous repérons la première difficulté du circuit : une bosse de 1000m de D+ aux forts pourcentages. Nous improvisons un retour vers Moena par un sentier piéton balisé à travers une forêt qui nous comble de bonheur. En sortant des pistes, on découvre vraiment un superbe terrain de jeu pour VTTistes que l’on espère retrouver sur la compétition. Avec Arthur, désormais habitué à endosser le rôle de mécano-ravitailleur, nous étudions le circuit afin de placer nos ravitaillements sur les zones autorisées. Cela se fait suivant plusieurs critères : la configuration de la zone, le profil du circuit et temps de course pour nous ; les facilités d’accès et le temps de déplacement pour Arthur. Ça devrait aller… Les 65 kilomètres de course et 2700 mètres de D+ annoncent une course plus courte que d’habitude et donc plus intense. On espère également davantage de single qu’à la Dolomiti Superbike que nous avions parcouru à presque 24km/h de moyenne pendant tout de même 120 kilomètres et 3200 de D+.
 
Aujourd’hui, le départ nous met dans le bain tout de suite. Nous ne sommes pas très bien placés sous l’arche (du coup nous ne sommes pas vraiment dessous). Pas très chauds, on parvient à garder notre rang pendant les premiers kilomètres. Rémi se met en route rapidement et effectue une belle remontée jusqu’au sommet. Pour ma part, je n’arrive pas à me mettre à fond et tel un diesel j’attends le déblocage. Le sommet étant accessible en télésiège, nous y retrouvons beaucoup de spectateurs. L’ambiance est bonne et à plusieurs reprises le son des cloches nous motivera dans les passages les plus raides. En effet, les pourcentages sont impressionnants que ce soit sur terre, piste ou même sur la route. Un bon coureur à pied irait sans aucun doute plus vite qu’un bon cycliste à plusieurs reprises. Certaines descentes se feront sur des pistes dont les lignes droites sont dévalées à toute vitesse et les virages négociés en glisse + ou – contrôlée. D’autres, plus techniques, sont de beaux singles track racineux. Au contraire des montées, les descentes nous permettent de reprendre du temps sur la plupart des adversaires.
 
Même Rémi, malgré ses talents de grimpeur (sa 2è place à la Transmaurienne en atteste) ne réussit pas franchement à faire la différence dans les ascensions. Il réalise tout de même une belle performance étant donné le niveau de la concurrence. Il termine 31è et 4è espoir, exclu du podium pour 30 secondes derrière le même italien qu’à la Dolomiti Superbike ou il avait fini 4è espoir à … 30 secondes du 3è. Les points UCI étant attribués aux 40 premiers, il en prend quelques-uns au passage. Ce ne sera pas le cas pour moi puisque je finis 45è scratch et 8è espoir. Devant, le colombien Chia Amaya (Ktm Torrevilla MTB Stihl) impressionne en remportant la course à seulement 22 ans devant Alexey Medvedev (Electtroveneta Corratec). Mirko Celestino (Avion Axelo MTB) équipé d’un 27,5 pouces complète le podium derrière deux montures en 29 pouces.
 
 

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