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MB Race : une épreuve hors norme !

Approche-toi lecteur, installe-toi confortablement pour les 10 prochaines minutes pendant lesquelles je vais te raconter une histoire. Pas un de ces contes de fées mielleux avec une morale à la fin où les gentils gagnent. Non, ça se passe avec des vrais gens comme toi et moi. Une bande d’amis, 4 hommes, une femme, qui vivent et partagent des moments qui font vibrer les tripes, rien qu’à les regarder évoluer. Une troupe de fous furieux, pas au sens péjoratif du terme. Des gens qui ne se prennent pas …

Approche-toi lecteur, installe-toi confortablement pour les 10 prochaines minutes pendant lesquelles je vais te raconter une histoire. Pas un de ces contes de fées mielleux avec une morale à la fin où les gentils gagnent. Non, ça se passe avec des vrais gens comme toi et moi. Une bande d’amis, 4 hommes, une femme, qui vivent et partagent des moments qui font vibrer les tripes, rien qu’à les regarder évoluer. Une troupe de fous furieux, pas au sens péjoratif du terme. Des gens qui ne se prennent pas la tête, qui croquent la vie à pleines dents, qui profitent du moment présent, qui donnent envie et qui partagent volontiers leurs motivations. Ils sont liés comme les doigts de la main par leur passion qu’ils cultivent au sein d’une équipe amateur classée élite ; le Team Cycletyres Addictiv. Le dénominateur commun qui les unit ? Un mélange entre la Nature, la montagne, le VTT, une bonne dose d’humour avec une touche d’humilité et le goût de l’effort.
 
Oui, la montagne en vélo ça vous gagne comme disait l’autre. Quel meilleur moyen de transport pour parcourir des kilomètres en peu de temps et ainsi découvrir plusieurs vallées, des paysages variés au prix de dénivelés qui se comptent en milliers de mètres ? Ces 5 là ont décidé de pimenter l’exercice en ajoutant l’épice de la compétition, le dépassement de soi, le plaisir de se mesurer à l’autre dans un combat à la loyale où seuls l’organisme, l’endurance, la technique, l’entrainement et le matériel comptent pour faire la différence. Ils viennent tous plus ou moins du Cross-Country court quand ce n’est pas d’une autre discipline sportive toute aussi exigeante. Ils écument ainsi les courses de Cross-Country Marathon, chevauchant leur monture métallique qu’ils manipulent avec adresse dans les méandres tortueux des chemins qu’offre la montagne. C’était un peu long comme introduction, pardonne-moi, mais c’est pour te donner envie de lire la suite.
 

 
Dans la vie de cette équipe, il y a un événement qui est un peu le point d’orgue de l’année, comme un phare dans la nuit qui attire les pratiquants les plus chevronnés ; ou les plus fous ?! Il s’agit d’une course un peu particulière. De l’extérieur, son nom ne paye pas de mine, il s’agit de la MB Race. L’association qui anime l’évènement déclare qu’il s’agit de la course VTT la plus difficile au monde ! Elle a lieu sur le domaine des Portes du Mont Blanc, autour de la commune de Megève. Rien que le cadre et les promesses, ça en jette ! Sans plaisanter, tout est réuni dans cette épreuve pour faire d’elle une étape de prestige. Le but premier n’est pas tant de la gagner, mais au moins de la finir ! Elle en est d’autant plus incontournable que le détenteur du titre de la 4ème édition 2013 ainsi que celui de la deuxième place du podium ont été membres de l’équipe. Ce fut la razzia ! De quoi donner de l’appétit pour 2014 et aiguiser les ambitions des autres membres de voler la vedette au vainqueur de l’année dernière.
 

 
Pour se préparer et être au meilleur de leur forme, chacun y va de son programme personnalisé, dans les grandes lignes, sensiblement identique, composé d’entrainements en semaine, d’une alimentation saine et d’une certaine hygiène de vie. C’est sûr qu’ils ne carburent pas au foie gras, ni aux confiseries… quoique. Ils ont la jeunesse pour eux et peuvent se permettre de temps à autre quelques écarts. De toute façon, il n’y a pas de miracle, il faut de la rigueur et de la discipline pour arriver à ce niveau. D’autres courses, telles des étalonnages sur l’année, les aident également à ajuster les réglages pour améliorer les performances de leur organisme. Il faut alors tâtonner, écouter son corps, le respecter, le ménager aussi. Ils sont tous unanimes pour admettre qu’ils ont une marge de progression, mais ce n’est avant tout qu’une passion, ils n’en feront jamais leur gagne-pain pour reprendre l’expression de l’un d’entre eux. En fait, c’est presque un jeu si j’ose caricaturer. C’est plutôt surprenant à lire, mais c’est sans doute ce qui fait la beauté de leur engagement.
 
Revenons à nos moutons si tu le veux bien, la course donc. Il s’agit d’une succession de 3 boucles, respectivement de 70, 30 et 40km pour un total de 140km sur 7000m de dénivelés positifs. Là, ami lecteur, tu te dis que ça ne se fait pas en 2 coups de cuillères à pot. Ils ont beau être entrainés, il faut du temps pour achever le parcours. Pas moins de 9H pour les premiers et 15H pour les derniers. Ça donne le tournis. Par comparaison, 9H c’est le temps moyen en avion pour faire un Paris – Chicago, Dieu sait si c’est long assis sur un fauteuil à tuer le temps par tous les moyens, et les concurrents n’ont pas le droit au sourire de l’hôtesse… mais il faut reconnaître qu’ils évoluent dans un paysage magnifique. Ils ont également la possibilité d’arrêter la course avant aux étapes 70 ou 100 km sachant qu’ils ont tous une épée de Damoclès suspendue au-dessus de leur tête puisqu’ils doivent franchir des portes horaires dans un certain laps de temps au-delà duquel ils sont disqualifiés. C’est exigeant mais c’est ce qui rend également cette course si phénoménale. Il y a quand même la cape du finisher à gagner pour les 3 premiers, ça se mérite !
 

 
La veille au soir de la course, l’équipe se retrouve autour d’un repas composé entre autre de pâtes préparées selon les règles de l’art culinaire. Le moment est convivial dans un mélange d’éclats de rires et de boutades sur la performance ou la baisse de régime d’untel ou untel sur des compétitions précédentes. C’est l’occasion de dialogues relevés, ponctués d’expressions fleuries qui ne sont là que pour donner le prétexte à de franches rigolades. Le tout se déroule dans une ambiance conviviale où la simplicité se mélange à des valeurs humaines. A les regarder deviser ainsi, tu réalises que tu as affaire à une équipe soudée et qui commence à se préparer peu à peu pour la dure journée du lendemain. Même en été un 6 juillet, tu te rends bien compte qu’il faut partir tôt le matin pour arriver à des heures respectables dans la journée. Avec un départ à 6H, je peux te dire que le réveil, au demeurant très matinal, est dur à encaisser. Mais toute l’équipe se plie volontiers à la manœuvre. Au petit déjeuner à 4H du matin, même si l’ambiance reste détendue, tu sens que la concentration a monté d’un cran et une certaine sérénité austère plane dans l’appartement. Les réflexes de préparation de course, devenus mécaniques avec l’expérience, contrastent avec la spontanéité de la veille. Mais les sourires restent sur toutes les lèvres alors que la concentration va prendre le dessus jusqu’au départ de la course. Chacun vérifie son équipement, ses gourdes, ses rations qui seront distribuées tout au long de la course par le mécanicien de l’équipe aux postes de ravitaillement définis par les organisateurs.
 

 
Ca y est, on y est. Tous les efforts consentis dans l’année, tous les entrainements, toute la rigueur déployée se cristallisent ici et trouvent à cet instant leur raison. Tout ce petit monde, 940 cette année, s’amasse derrière la ligne de départ. Les traits tirés, ils sont tous venus pour en découdre avec les embûches qui les attendent. Crevaison, déraillement, difficulté physique passagère, baisse de moral feront partie de l’épreuve. C’est un combat contre les autres, mais également personnel qui les attendent. Le top départ donné, ils s’élancent sous un ciel azur baigné d’une lumière dorée par les rayons rasants du soleil levant à peine émergé des crêtes des hautes montagnes alentours.
 
Débordants de vitalité, il faut les voir se défouler sur leur pédalier dans une rotation à la fois constante et hypnotique tout en se balançant, tel un métronome, de part et d’autre de leur cadre. Au début d’une course, ils sont plus ou moins regroupés dans un peloton comme s’ils voulaient faire face ensemble à l’adversité du terrain pour mieux la dompter. Puis peu à peu, après une certaine distance et la technicité du tracé, la gravité, cette vacherie universelle, commence à faire le tri. La sélection se fait naturellement et fait s’étirer la tête de la course en une mince file de prétendants au titre. On commence à compter les points, à faire des pronostics. Mais il ne faut pas perdre de vue l’essentiel. Pour le premier, comme pour le dernier de la course, le plus grand mérite qui réunit tous ces vaillants courageux, ce n’est pas d’affronter la rudesse du rocher, ce n’est pas de vaincre la montagne le temps d’une course, non c’est de se dépasser, de faire face à ses limites physiques, de malmener son mental dans un combat tout aussi intime que violent.
 

 
Au bout d’une heure déjà, sous un col qui se gagne après 1600m de dénivelé, toi spectateur, tu es d’abord frappé par la détermination des concurrents qui évoluent le long d’un single bordé de rhododendrons en fleur. Tu devines les traits des visages qui commencent à se durcir dans l’effort, mais ce n’est que le début. Tout va bien à ce stade de la course, Arnaud est second, suivi de près par Vincent, puis Rémi (qui roule cette année pour l’équipe pro Rose Vaujany) et Fred. 20 minutes après passe Sophie classée deuxième juste derrière à vue la première femme. Tout le monde prend le mors aux dents, la situation est sous contrôle pour ce début de course. Face au Mont Blanc magnifique et drapé dans ses nuages, tu ne sais pas s’il faut profiter de la scène, envier les coureurs, les admirer, les supporter, les motiver… ou peut-être est-ce un peu de tout cela à la fois. En tout cas, tu prends ton pied et tu réalises que définitivement cette course est exceptionnelle. Tu ne sais pas ce qu’ils ont en tête, mais ils avancent chacun vers un but qui leur est propre, pour une cape soudainement futile ou une place dans un classement. Il n’y a pas d’argent à gagner, seulement de la satisfaction du devoir accompli, cool, des trucs simples mais qui donnent du sens à la vie loin des tracasseries du quotidien.
 

 
C’est atelier poterie pour les coureurs maculés de terre après 2H30 de course. Ils doivent avoir plusieurs cordes à leur arc dont celle de la fibre acrobatique pour conserver leur équilibre dans la boue malgré la vitesse et les courbes. Toujours dans un cadre incroyable, au bord d’une forêt de pins au milieu des myrtilliers vert flashy, les ombres raccourcissent à mesure que le soleil monte dans le ciel. Les pilotes commencent à souffrir après plus de 2500m de dénivelé dans les mollets. Fred fend l’air dans la descente. Arnaud n’est plus second après une crevaison, mais il conserve toute sa combattivité qu’il manifeste dans un cri rageur. Il compte bien regagner les places perdues. Vincent manque à l’appel. Que lui est-il arrivé ? C’est aussi le temps des premières défaillances. Rémi vient de larguer son VTT en plein milieu du chemin. D’un seul coup, la réalité prend pied, ce ne sont que des humains après tout. Le corps est soumis à telle épreuve que l’on perd toute lucidité. Je mets de côté son vélo le temps qu’il recouvre ses esprits. Il boit une gorgée d’eau, Il puise en lui l’énergie nécessaire pour remonter en selle. Merde, il était arrivé deuxième l’année dernière, ce n’est qu’un mauvais passage à surmonter. Ouf, il repart pour une longue descente au cours de laquelle il pourra récupérer. En contrebas à Megève, c’est la fin de la première boucle des 70 kms. Sophie la termine première chez les femmes, elle décide de ne pas prolonger jusqu’au bout, mais c’est déjà un très bon résultat et un podium d’assuré pour l’équipe !
 

 
Au point de ravitaillement avant la deuxième boucle, Fred a un souci technique. Concentrés, Thomas et Alain sont afférés autour de la machine fatiguée elle aussi pour tenter une réparation de fortune dans les meilleurs délais et ainsi limiter la perte de précieuses minutes. Vincent est de nouveau sur le circuit après une escapade de 10km supplémentaires par rapport à la longueur officielle du parcours (comme si les 140 prévus à l’origine n’étaient pas suffisants). Il mérite bien le premier prix de la force et du courage, si ce n’est celui de l’étourderie, au choix.
 
Cette deuxième partie de 100 km dégraisse le peloton en faisant diminuer sensiblement le nombre de participants encore en lice. On commence à y voir plus clair au fond de ce vallon cerné d’une barrière montagneuse. Arnaud a réussi à reprendre la tête de la course après sa mésaventure technique, chapeau bas. Au point de ravitaillement plus de 5H après le départ, le premier et le deuxième de la course mettent pied à terre pour reprendre des forces et avaler ce que leur corps peut accepter après tant d’efforts déployés. Ils s’observent, ils se jaugent, ils sont calmes malgré la tension que l’on devine. Autour d’eux, les organisateurs et les membres de leurs équipes respectives s’affairent dans des gestes et des paroles à la fois de réconfort et de soutien. Mais les entendent-ils seulement ? Ils savent qu’il leur reste encore un peu plus de 300m de dénivelé à gravir avant de basculer vers la descente qui les mènera à la fin de l’étape des 100km à Megève.
 

 
Après quelques minutes, ils repartent en même temps, pas question de laisser l’autre prendre une avance qui pourrait coûter la première place. Derrière 20 minutes plus tard, c’est Rémi qui suit en pleine souffrance. Il paye certainement sa participation au championnat du monde en Afrique du sud le week-end dernier. En dépit son état de fatigue, il a décidé d’aller jusqu’au bout des 140 km. Ce type de course est révélateur de la détermination humaine. Il faut certes une capacité physique, mais il faut également un mental d’acier pour continuer malgré le corps en peine. Arrive ensuite Fred qui trouve la force de plaisanter mais qui se résoudra à s’arrêter aux 100 kms, trahi par la mécanique. C’est ça la MB Race, le matériel est également maltraité. Enfin Vincent arrive en 6ème position après tous ses déboires (après le détour, la crevaison), il s’arrête quelques instants et repart aussitôt le temps d’un soupir.
 
D’en bas après plus de 5000m de dénivelé, quand on voit ce qu’ils s’apprêtent encore à grimper avant de redescendre pour entamer la dernière boucle de 40 km et le terrible Mont de Vorès, je peux t’assurer cher lecteur que l’expression « la course la plus difficile au monde » prend toute sa valeur. Il faut être habitué à évoluer en montagne pour avoir une idée de ce qu’ils enchainent comme distance depuis le matin. Il ne s’agit pas bien sûr des 7 travaux d’Hercule, mais ces gars-là, ils élèvent le Cross-Country Marathon au rang du sport extrême. Au milieu de ce cadre alpin magnifique, l’épreuve en est d’autant plus extraordinaire. Peut-être est-ce d’ailleurs pour les coureurs un sujet d’inspiration, un but pour aller jusqu’à la ligne d’arrivée. Ton esprit oscille entre l’admiration et l’humilité.
 
Sous les crêtes du Mont de Vorès, dans l’une des dernières ascensions, c’est l’heure de vérité. Sur un plateau au-dessus d’un paysage à couper le souffle, les corps fatigués, épuisés sont tous à la peine. Au milieu d’une prairie subalpine ondulante sous l’effet du vent de début d’après-midi, Arnaud accuse le coup. Il est distancé par le premier, mais quelle deuxième place après tout ce qu’il a traversé ! A le voir se déhancher, on se doute que chacune de ses fibres musculaires crient souffrance. A ce stade, les mots de soutien et d’encouragement sont creux et vains, les entend-il seulement ? C’est quand il te remercie avec un sourire que tu trouves la situation insolite et désarmante. Tu sens que le gars puise au plus profond de lui-même ses dernières réserves d’énergie nécessaire à chacun de ses coups de pédalier, mais non il te dit merci.
 

 
Les rôles sont inversés, c’est lui qu’il faut remercier de faire ainsi le spectacle et de nous servir une telle leçon. A sa manière, il donne envie d’en faire autant, pas à son niveau bien évidemment, mais au moins de vivre ce qu’il est en train de ressentir. Un mélange confus entre douleur et extase, entre souhait d’en arrêter là et de poursuivre jusqu’au bout.
 
A un peu plus de 30 minutes derrière, en danseuse sur son vélo, Vincent a encore l’audace naturelle ou l’insouciance innocente, au choix, de demander s’il est loin de celui qu’il poursuit… Il grimace, il ferraille avec son vélo comme s’il voulait s’extirper de la pesanteur ingrate et obstinée à le coller sans cesse au sol.
 
Enfin Rémi passe 10 minutes après. Malgré l’épuisement et la fatigue trahis par les mouvements amples qu’il déroule autour du vélo, tout dans son attitude indique qu’il ira jusqu’au bout. A ce stade, c’est le mental qui prend le dessus sur le physique. C’est comme s’il y avait eu un passage de relai entre les muscles et le cerveau. Cela confine à de l’abnégation, pour le geste, pour le symbole, pour le principe, pour le plaisir du travail parachevé.
 
A la ligne d’arrivée, la chronologie détaillée précédemment un peu plus d’une heure avant est respectée. Arnaud arrive deuxième. Derrière ses lunettes et son casque de gladiateur des temps modernes, des sentiments de joie, de déception, de fatigue, d’apaisement, de soulagement se lisent sur lui. Moi qui suis simple randonneur à pied, je connais la valeur de 2000m de dénivelé sur 22 km pendant 11H de marche. Tu as donc largement de quoi être ultra fier de cette deuxième place acquise avec panache de la MB Race Ultra de 140 km sur 7000m de dénivelé ! Tu mérites ta belle cape rouge et ta médaille de finisher.
 
Fred s’est arrêté à la fin de la boucle des 100km au pied du podium. Franchement, toi aussi avec ce que tu as fait jusqu’en milieu de course, il n’y avait que cette foutue panne pour te forcer à stopper prématurément.
 

 
Vincent arrive 5ème avec une sacrée moue sur le visage, mais sous les yeux fiers de son père. Il ne réalise pas qu’il est finisher et tu sens bien qu’il aurait aimé, et qu’il avait à sa portée, une place sur le podium s’il n’avait pas eu cette idée saugrenue de faire ce détour champêtre hors tracé en début de course. Ah la jeunesse. Il termine tout de même 1er espoir, c’est la classe, cela ne présage que du bon pour l’avenir. Il faudra compter sur cet homme-là pour les éditions suivantes. Enfin Rémi termine 6ème fourbu et exténué mais ravi d’être parmi les finishers. Et là encore, certes ce n’est pas une place de podium que l’on imagine être le Saint Graal pour tous les participants. Mais même cette place-là, qu’est-ce qu’elle est belle. Il n’y a pas à en rougir.
 
Forcément après 9 à 10H de course, même avec un aperçu parcellaire de tout ce que les coureurs ont dû pédaler, la seule vue de leur état de fraîcheur suffit à te suggérer lecteur quelle puissance ils ont développé pendant tout ce temps. Beaucoup d’entre eux ont arrêté depuis ce matin, mais non, eux ont continué imperturbablement leur lutte personnelle jusqu’à l’arrivée. En effet, sur 940 alignés au départ, seuls 94 finiront les 140km avec jusqu’à 16H de temps pour le dernier. Cela ne signifie pas qu’ils sont meilleurs que les 90 autres pourcent des inscrits, chacun venant participer à cette course pour des raisons très diverses et sans doute totalement différentes, voire même à l’exact opposé des compétiteurs. Non, ils montrent juste à leur manière que la volonté dans la vie ça peut donner des ailes. Ils indiquent juste le chemin à suivre pour se dépasser, pour repousser ses propres limites. La cerise sur le gâteau c’est qu’ils en font la démonstration dans un cadre incroyable ce qui participe également à la renommée de l’épreuve. Oui voilà, c’est une invitation lancée à cette pratique du VTT si particulière. Alors pourquoi pas toi l’année prochaine ? Tu auras en plus la chance de les croiser à ne pas manquer !
 

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LE / LES COMMENTAIRES

  1. Le samuel

    Voila, c’est exactement ça.
    On arrête de réfléchir,on passe en mode « reptilien » et on s’inscrit; même si on à jamais fait plus de 3500d+ et qu’on a mis 9h00 pour terminer le Mythyc Chrono

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