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Ma Première TransVésubienne

La Transvésubienne est devenu au fil des années une épreuve incontournable pour les « indiens » du team Egobike et ils m’ont donc embarqué dans l’aventure TransV 2013 !   Cette épreuve est venue s’ajouter à mon calendrier tardivement : la première trace remonte au 1er avril, et ce n’est pas un poisson… En effet, le mythe était dans un coin de ma tête depuis plusieurs années. Face au dénivelé et à l’engagement technique au menu, je me savais un peu juste, et en tant que crosseur, je …

La Transvésubienne est devenu au fil des années une épreuve incontournable pour les « indiens » du team Egobike et ils m’ont donc embarqué dans l’aventure TransV 2013 !
 
Cette épreuve est venue s’ajouter à mon calendrier tardivement : la première trace remonte au 1er avril, et ce n’est pas un poisson… En effet, le mythe était dans un coin de ma tête depuis plusieurs années. Face au dénivelé et à l’engagement technique au menu, je me savais un peu juste, et en tant que crosseur, je n’avais pas le matériel adapté : un semi rigide 26’’. En 2 ans, j’ai enchainé de nombreux « chantiers », validant en quelques sorte des paliers : Transmaurienne, marathon series en Afrique du Sud, marathon series en Croatie, championnats du monde Marathon à Ornans sont en tête de liste. A priori, je suis prêt à passer au niveau supérieur !
 
Un mois avant l’échéance, je m’alerte un peu car je sais que l’on n’en vient pas à bout par magie… Je n’ai pas non plus trop de marge pour m’entrainer. Je combine au mieux l’entrainement spécifique TransV avec les autres courses qui me tiennent à cœur : la manche marathon series UCI Quebrantahuesos en Espagne et le championnat d’Europe marathon en Allemagne qui ne m’apportent strictement rien sur le plan technique mais qui me donne « la caisse » comme on dit. Je réalise quelques grosses sorties fin avril dans les Pyrénées lors desquelles je traque chaque passage défoncé dans le but de me faire les bras.
 
Le 1er mai, je chute lors d’une bête sortie à VTT et me fais une petite entorse au poignet droit et à l’auriculaire (si si), pas le top ! Du coup, comme je ne peux plus rouler, j’en profite pour faire un peu de randonnée pédestre car je sais que ce sera très utile avec les nombreux portages qui m’attendent. Je m’enfile 9h de VTT répartis sur les 8 et 9 mai en prenant soin de sélectionner tant que possible les parcours les plus durs. Assez pour me rendre compte que les plateaux 25/38 et les disques en 160mm ne sont pas vraiment adaptés… Et également suffisant pour valider que mon poignet droit tient le coup.
 
Côté matériel : les grandes roues me mettent en confiance pour affronter la caillasse. Je fais beaucoup de modifications sur mon semi rigide pour le rendre plus « descendeur ». Pneus Michelin Wild Grip’R Tubeless Ready en 2.25, fourche en 120mm, disques en 180mm, cintre 680mm Baramind pour soulager mes bras, pédalier en dentures 23/33., Je n’ai jamais roulé dans cette configuration mais comme je suis habitué à un vélo typé XC pur, cette version de mon VTT me parait très sécurisante. La plupart des participants ont des vélos plus adaptés : la plupart ont des tout suspendus 120 ou 140mm avec tige de selle télescopiques pour envoyer du D-.
 
Epique !
 
Le jour-J arrive et à l’image de ce début d’année, c’est catastrophique côté météo. Spécifiquement pour le prologue, je monte finalement les nouveaux pneus Michelin Wild Mud Advanced que je rempli d’un mélange moitié Caffelatex , moitié Oko qui devrait combattre les grosses déchirures ; le Caffelatex permettant de liquéfier le OKO qui est le produit le plus efficace pour les terrains agressifs mais trop « pâteux » à mon goût. La limite pluie-neige se situe à La Colmiane à 1500m d’altitude et, du coup, le prologue est annulé. Ce choix raisonnable est très bien vécu par l’ensemble des participants même si le prologue fait partie intégrante de la formule Transvésubienne. On en voit quelques-uns qui roulent quand même, pas forcément très malin ! On aura bien assez du lendemain car oui, l’épreuve sera maintenue quoi qu’il arrive.
 
Dans l’après-midi, je troque donc les Wild Mud 2.0 qui sont restés « au chaud » contre les Grip’r 2.25 car ces derniers m’offriront un confort supérieur grâce à leur fort volume. Pendant l’opération, je me rends compte que le dosage moitié Caffelatex, moitié OKO n’est pas le bon car le produit est trop dense et ne coule pas. Il n’ira jamais combler un trou, à moins dans mettre 200gr. J’opte donc pour ¼ de OKO, ¾ de Caffelatex afin de fluidifier le mélange.
 
Après une courte nuit, nous voilà sur le champ de départ où l’on se donne les derniers encouragements, entre stress et bonne humeur. Je n’ai pas trop la pression, 1,5 bars dans chaque roue suffisent amplement car je veux obtenir le maximum de confort. Les VAE (vélo à assistance électrique) ouvrent la voie par une courte descente tracée dans un champ, avant de prendre une piste de ski à contre sens qui calme tout le monde d’entrée de jeu. Je profite de ce terrain qui m’est favorable pour remonter jusqu’au top 10 et suis donc aux premières loges pour constater l’ennui mécanique du grand favori, Christophe Sauser, qui crève déjà. Personne ne se fait trop de soucis pour lui, on le reverra… Nous arrivons rapidement au-dessus de 1600m où nous retrouvons la neige, qui ne nous accompagnera sur toute la crête, jusqu’à 2050m d’altitude. Les 20 centimètres de poudreuse nous empêchent de passer sur le vélo, et, après 1h30 de course, cela ressemble plus à un trail des neiges. C’est dur mais c’est vraiment magique ! Pour l’instant, je suis bien physiquement et me situe 7 ou 8è au sommet, tout en « gérant mon effort ». Le panorama est sublime, je jette juste un coup d’œil pour admirer cette magnifique vue sur notre droite, et repars, le regard rivé sur la trace faite par les premiers.
 
La première descente qui mène à Andrion par un single relativement fluide se passe plutôt bien pour moi, malgré un pilotage pas très académique : tout en glisse, souvent un pied dehors, je ne perds pas de temps. En revanche, celle qui suit le ravitaillement d’Andrion, puis celle du Brec d’Utelle et enfin celle qui plonge sur Pont de Cros me ramènent à la réalité. Après 2h15 de course, je me fais klaxonner par Sauser qui est de retour ainsi que par plusieurs pilotes, plus techniques que moi. Certains prennent beaucoup de risques et m’offrent de superbes images, belles chutes en perspectives, mais plus de peur que de mal, rien de cassé. Les descentes typées Enduro/DH, se font par de gros pierriers, bien fuyants, qui sont très exigeants. Je n’ai jamais fait de descentes aussi engagées et j’avoue que pour le coup je descends souvent du vélo. Un peu trop dur pour moi ! En revanche, les descentes exposées au vide, moins caillouteuses et plus rapides me conviennent bien mieux.
 
En montée, ce n’est pas évident non plus, et je me force à passer en vélo le plus souvent possible mais je ne peux éviter, comme tout le monde, de pousser le vélo à de nombreuses reprises.Peu avant Pont de Cros, je fais une petite chute dans une montée trop raide et en posant le pied dans un trou, tombe du côté de la transmission. Résultat, quelques mètres plus loin, je casse ma chaîne. Réparation express !
 
La suite du parcours est plus « roulant » bien que les montées se fassent toujours pour moitié à pied, entamé mais pas abattu, j’avance à un bon rythme. Je me retrouve avec un gars sur une piste roulante. Il y a quelque chose qui ne va pas, plus de balisage non plus, on comprend assez vite que l’on a raté une bifurcation ! En effet, on fait demi-tour et on se retape 100 mètres de dénivelé supplémentaire afin de rejoindre le bon chemin. On rallonge un peu le parcours… J’arrive enfin au dernier portage qui permet d’accéder au Mont chauve et distingue de très près la côte. C’est le moment de lâcher le peu de force qu’il me reste !
 
Après une descente qui secoue fort, on traverse le paillon, la jungle, puis Nice dont l’arrivée par un long tunnel est décevante au regard de la beauté globale du parcours. Peu importe, ce n’est qu’une infime partie du circuit et je retiens le reste qui est vraiment fabuleux. Je garderais, quoiqu’il en soit, des souvenirs pleins la tête de cette course hors-norme. J’obtiens mon stickers FINISHER après 7h19 de vrai VTT ! Ce qui me place 20è et 3è semi-rigide, pas si mal pour ma première participation.
 
444 à Nice sur 800 participants au départ
 
Après 3500m de D+ et 5000m de D-, Alexis Chenevier (SCOTT – La Clusaz) s’impose en 6h29 avec un montage Hutchinson en 27.5″ devant Pierre Geoffroy Plantet (Btwin), victime d’une crevaison dans le final et Christophe Sauser (Specialized) qui arrive 3 minutes plus tard après un incroyable retour. Nadine Sapin réalise le 88è temps scratch et s’impose chez les dames.
Félicitation aux 444 finishers qui, quelques soit leur chrono, peuvent être bien fier d’avoir terminé cette édition 2013 d’anthologie.
 
A l’année prochaine… avec, espérons-le quand même, un grand soleil !
 
 

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